« J’ai pleuré à l’annonce de la perte de mes cheveux, pas à celle de mon cancer »
Pauline a 30 ans lorsqu’on lui diagnostique un cancer des ganglions de stade 4.
Une annonce brutale dont elle ne mesure pas immédiatement toutes les conséquences.
Mais lorsqu’elle apprend que les traitements vont lui faire perdre ses cheveux, l’émotion la submerge.
« J’avoue avoir pleuré à l’annonce de la perte de mes cheveux et non à l’annonce de mon cancer. »
Cette réaction peut surprendre.
Et pourtant, la perte des cheveux pendant un cancer est loin d’être un sujet superficiel.
Pour Pauline, comme pour de nombreuses femmes, perdre ses cheveux signifie aussi voir la maladie devenir visible. C’est le regard porté sur soi qui change, la confiance qui vacille et une partie de son apparence habituelle qui disparaît brutalement.
Aujourd’hui, Pauline a souhaité raconter cette étape de son parcours et expliquer comment son Pas d’Chichi réalisé avec ses propres cheveux lui a permis de retrouver son reflet les jours où elle en avait besoin.
Un cancer diagnostiqué quelques mois après ses 30 ans
Pauline vient tout juste de franchir le cap de la trentaine lorsque le diagnostic tombe.
« On m’a diagnostiqué un cancer des ganglions en stade 4 quelques mois après mes 30 ans. Sur le moment, je ne me rendais pas compte de la gravité et de l’impact que cela allait avoir sur ma vie. »
Les traitements vont bouleverser son quotidien.
Mais parmi toutes les informations à assimiler, l’une d’elles la touche particulièrement : elle va perdre ses cheveux.
Pourquoi la perte des cheveux pendant une chimiothérapie peut-elle être si difficile à vivre ?
Il est parfois difficile pour l’entourage de comprendre l’importance que peut prendre la chute des cheveux face à une maladie grave.
« Ce ne sont que des cheveux. Ils repousseront. »
Cette phrase part généralement d’une bonne intention.
Mais elle ne traduit pas toujours ce que ressent la personne qui traverse cette étape.
Pauline l’explique avec beaucoup de justesse :
« Psychologiquement, c’était vraiment le pire pour moi, car c’est le moment où notre regard sur nous-mêmes en prend un coup, où la maladie se voit et où la confiance en soi s’évapore. »
Les cheveux font partie de notre apparence depuis toujours.
On les attache machinalement.
On les coiffe.
On change de coupe.
On les touche.
On les reconnaît dans le miroir sans même y penser.
Puis, soudainement, la chimiothérapie peut les faire disparaître en quelques jours.
La perte des cheveux devient alors parfois le moment où le cancer prend une forme visible.
Et il est parfaitement légitime que cette étape soit difficile à vivre.
Anticiper la chute en coupant ses cheveux avant la chimiothérapie
Pauline a la chance d’être accompagnée pour sa première coupe.
Ses cheveux sont préparés afin de pouvoir être utilisés pour fabriquer son Pas d’Chichi.
Cette étape lui permet également d’anticiper progressivement le changement d’apparence avant le rasage complet.
Et quelques jours plus tard, le timing va se révéler particulièrement important.
« Voir ses cheveux tomber en masse est tellement traumatisant »
Puis vient le moment que Pauline redoutait.
Ses cheveux commencent à tomber massivement.
Elle décide alors de se raser la tête.
« Le jour où j’ai dû me raser la tête, voir ses cheveux tomber en masse est tellement traumatisant. »
Chaque femme vit cette étape différemment.
Certaines préfèrent attendre la chute.
D’autres choisissent une coupe courte avant le début des traitements.
D’autres encore décident de se raser rapidement.
Il n’existe pas une seule bonne façon de faire.
Mais pour Pauline, quelque chose va rendre ce moment un peu plus doux.
Le lendemain du rasage, son Pas d’Chichi arrive.
Le lendemain, elle retrouve ses cheveux
Difficile d’imaginer meilleur timing.
Après avoir vu disparaître ses cheveux la veille, Pauline reçoit sa prothèse capillaire réalisée avec ses propres cheveux.
« Ça m’a fait un bien fou d’avoir l’opportunité de me revoir avec des cheveux. Mes cheveux ! »
Deux petits mots qui disent beaucoup.
Mes cheveux : Leur couleur. Leur texture. Leur mouvement.
Tout ce qui faisait partie de son apparence avant les traitements est toujours là, mais autrement.
Pour Pauline, pouvoir retrouver ce reflet familier lui apporte immédiatement du réconfort.
Se trouver belle avec le crâne rasé… et avoir aussi le droit de vouloir ses cheveux
La suite du témoignage de Pauline est particulièrement importante.
Avec le temps, son regard sur elle-même évolue.
« Maintenant, j’arrive à me trouver belle même le crâne rasé. »
Et cette phrase est magnifique.
Mais Pauline ajoute quelque chose de très juste :
« Malheureusement, il y a des jours où ce n’est pas le cas. Et ces jours-là, avoir la possibilité de se revoir avec des cheveux, ça fait juste du bien. »
C’est précisément ce que nous souhaitons défendre chez Les Pas d’Chichi.
Il ne devrait pas y avoir d’injonction sur la façon d’être belle pendant un cancer.
Une femme peut aimer son crâne rasé aujourd’hui et avoir envie de retrouver ses cheveux demain. Elle peut porter un turban le matin et rester tête nue le soir. Elle peut choisir une perruque, un foulard, un Pas d’Chichi… ou rien du tout.
Ce ne sont pas des contradictions. Ce sont simplement des envies qui changent selon les journées. L’essentiel est de pouvoir choisir.
Cancer, cheveux et confiance en soi : reprendre un peu le contrôle
La maladie impose énormément de choses.
Les rendez-vous.
Les traitements.
Les effets secondaires.
La fatigue.
Les transformations du corps.
Pouvoir choisir son apparence peut alors représenter un petit espace de liberté.
Le Pas d’Chichi n’a évidemment pas vocation à faire disparaître la maladie.
Mais il peut permettre, les jours où l’on en ressent le besoin, de retrouver quelque chose que l’on pensait avoir perdu.
Son reflet.
Pour Pauline, cette possibilité a compté dans son parcours.
« Une entreprise formidable qui redonne le sourire »
Pauline a également souhaité nous laisser quelques mots :
« Une entreprise formidable qui redonne le sourire et nous accompagne dans un moment de vie difficile. »
Merci Pauline. 💛
Parce que derrière la confection d’un Pas d’Chichi, c’est exactement ce que nous essayons de faire.
Accompagner.
Écouter.
Expliquer.
Rassurer lorsque nous le pouvons.
Et fabriquer avec soin quelque chose qui appartient profondément à la personne qui va le recevoir.
« La beauté et la féminité d’une femme ne tiennent pas à sa chevelure »
Nous avons demandé à Pauline quel message elle souhaiterait transmettre aux autres femmes qui traversent aujourd’hui la même épreuve.
Sa réponse mérite d’être partagée :
« La beauté et la féminité d’une femme ne tiennent pas à sa belle chevelure. Chaque femme est belle à la hauteur de la beauté de son cœur. »
Et finalement, tout son témoignage est là.
Son Pas d’Chichi l’aide à retrouver ses cheveux lorsqu’elle en ressent le besoin.
Mais son parcours lui apprend également à porter un autre regard sur elle-même.
À se trouver belle autrement.
À comprendre que ses cheveux font partie d’elle sans définir entièrement qui elle est.
Les deux peuvent parfaitement coexister.
Le témoignage de Pauline
« Je m’appelle Pauline, j’ai 30 ans et voici mon histoire.
On m’a diagnostiqué un cancer des ganglions en stade 4 quelques mois après mes 30 ans. Sur le moment, je ne me rendais pas compte de la gravité et de l’impact que cela allait avoir sur ma vie.
J’avoue avoir pleuré à l’annonce de la perte de mes cheveux et non à l’annonce de mon cancer.
Psychologiquement, c’était vraiment le pire pour moi, car c’est le moment où notre regard sur nous-mêmes en prend un coup, où la maladie se voit et où la confiance en soi s’évapore.
Heureusement, j’étais accompagnée pour ma première coupe de cheveux pour créer mon Pas d’Chichi. Et franchement, le timing était parfait : le jour où j’ai dû me raser la tête, voir mes cheveux tomber en masse a été tellement traumatisant.
Mais j’ai reçu ma prothèse le lendemain !
Ça m’a fait un bien fou d’avoir l’opportunité de me revoir avec des cheveux, mes cheveux !
Maintenant, j’arrive à me trouver belle même le crâne rasé. Mais il y a malheureusement des jours où ce n’est pas le cas. Et ces jours-là, avoir la possibilité de se revoir avec des cheveux, ça fait juste du bien.
Les Pas d’Chichi ? Une entreprise formidable qui redonne le sourire et nous accompagne dans un moment de vie difficile.
Une phrase qui me donne de l’espoir : “Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forte.”
Et un mot sans chichi pour les autres femmes : la beauté et la féminité d’une femme ne tiennent pas à sa belle chevelure. Chaque femme est belle à la hauteur de la beauté de son cœur. »
Merci Pauline 💛
Merci d’avoir raconté ton histoire avec autant de sincérité.
Merci surtout d’avoir osé dire cette phrase :
« J’ai pleuré à l’annonce de la perte de mes cheveux et non à l’annonce de mon cancer. »
Parce que d’autres femmes l’ont probablement ressenti sans jamais oser le dire. Il n’y a rien de superficiel à souffrir de la perte de ses cheveux. Comme il n’y a rien d’obligatoire à vouloir les cacher.
Aujourd’hui, tu nous rappelles qu’on peut apprendre à aimer son crâne rasé tout en étant heureuse de retrouver ses cheveux certains jours. Qu’on peut être forte et avoir des jours plus fragiles. Et que la féminité ne disparaît certainement pas avec quelques coups de tondeuse.
Merci pour ta confiance et pour ce très beau message adressé aux autres femmes.
Alice, Stéphanie et toute l’équipe des Pas d’Chichi.
Questions fréquentes sur la perte des cheveux pendant la chimiothérapie
Quand les cheveux commencent-ils à tomber pendant une chimiothérapie ?
Cela dépend du protocole et des médicaments administrés. Toutes les chimiothérapies ne provoquent pas la même chute de cheveux. Votre équipe médicale est la mieux placée pour vous indiquer ce qui est attendu avec votre traitement.
Faut-il couper ses cheveux avant qu’ils ne tombent ?
Il n’y a aucune obligation. Certaines femmes préfèrent conserver leur longueur aussi longtemps que possible, tandis que d’autres choisissent de raccourcir progressivement leur coupe. Si vous souhaitez faire réaliser un Pas d’Chichi avec vos propres cheveux, en revanche, il est important d’anticiper leur coupe avant leur chute.
Peut-on réaliser une prothèse capillaire avec ses propres cheveux ?
Oui, sous certaines conditions de longueur et de préparation. Le Pas d’Chichi est une prothèse capillaire partielle autologue qui permet d’utiliser les propres cheveux de la patiente et de les porter avec un turban amovible.
Est-il normal de très mal vivre la perte de ses cheveux pendant un cancer ?
Chaque personne réagit différemment. Pour certaines femmes, la chute des cheveux est une étape particulièrement difficile parce qu’elle modifie brutalement l’image de soi et rend parfois la maladie visible aux autres. Si cette période provoque une souffrance importante, n’hésitez pas à en parler à votre équipe soignante ou à un professionnel de l’accompagnement psychologique.