« Je suis moi, comme avant » :
le témoignage de Nicole face à la perte de cheveux pendant la chimiothérapie
Lorsqu’un oncologue annonce qu’un traitement de chimiothérapie risque d’entraîner une perte des cheveux, cette information peut provoquer de nombreuses émotions.
La peur de ne plus se reconnaître.
L’inquiétude face au regard des autres.
La difficulté à imaginer son reflet sans ses cheveux.
Et parfois, le sentiment de perdre une partie de soi avant même le début des traitements.
À 66 ans, Nicole est atteinte d’un cancer du sein. Prévenue par son oncologue qu’elle allait probablement perdre ses cheveux, elle a choisi d’anticiper cette étape.
Grâce aux conseils de sa coiffeuse, elle a découvert Les Pas d’Chichi avant le commencement de sa chimiothérapie. Une rencontre qui lui a permis de transformer une épreuve redoutée en une décision rassurante : conserver ses propres cheveux pour continuer à les porter pendant les traitements.
Aujourd’hui, elle partage son témoignage avec beaucoup de simplicité et une phrase qui résume tout : « Je suis moi, comme avant. »
L’annonce de la perte des cheveux pendant la chimiothérapie
Nicole savait que son traitement contre le cancer du sein provoquerait une chute de cheveux.
Même lorsque l’on comprend que cette perte est liée aux soins et qu’elle est généralement temporaire, elle peut être difficile à envisager. Les cheveux occupent souvent une place importante dans l’identité, les habitudes et l’image que l’on renvoie.
Ils accompagnent une personne depuis des années. Ils font partie de son visage, de son style et de la manière dont ses proches la reconnaissent.
Pour Nicole, une autre incertitude s’ajoutait à cette étape : comment ses cheveux allaient-ils repousser après la chimiothérapie ?
Plutôt que d’attendre leur chute, elle a choisi de se renseigner en amont.
Une découverte faite « par hasard », avant le début des traitements
C’est sa coiffeuse qui lui parle des Pas d’Chichi.
Nicole décide alors de venir découvrir notre atelier, poussée par la curiosité et suffisamment tôt pour préparer ses cheveux avant de commencer son traitement.
Elle raconte :
« Je suis allée tout à fait par hasard, par curiosité et en avance avant le commencement de mon traitement aux Pas d’Chichi. »
Cette anticipation est précieuse. Lorsqu’une femme souhaite faire réaliser une prothèse capillaire partielle autologue avec ses propres cheveux, il est préférable de préparer la coupe avant leur chute, selon les recommandations de l’équipe médicale et les indications de confection.
Cela permet de prendre le temps de comprendre la démarche, de poser ses questions et de vivre cette étape dans les conditions les plus sereines possible.
Une rencontre rassurante avec Stéphanie
Dès son arrivée, Nicole se sent accueillie et écoutée.
Stéphanie lui présente le fonctionnement des Pas d’Chichi, lui montre les créations réalisées dans l’atelier et lui explique comment ses propres cheveux peuvent être utilisés.
« Stéphanie m’a bien accueillie. Je me suis sentie tout à fait à l’aise. Elle m’a montré et expliqué ce qu’elle fabriquait. »
Dans un parcours souvent rythmé par les examens, les consultations et les décisions médicales, disposer d’un espace où l’on peut prendre le temps d’échanger fait toute la différence.
L’accompagnement ne se limite pas à la réalisation du bandeau. Il commence dès les premières questions, avec de l’écoute, des explications claires et une attention portée au vécu de chaque personne.
« Pouvoir récupérer mes beaux cheveux a été un grand soulagement »
Lorsqu’elle découvre qu’elle pourra conserver ses propres cheveux, Nicole est immédiatement séduite par cette solution.
« J’ai tout de suite été très emballée de pouvoir récupérer mes beaux cheveux que j’allais perdre. Cela a été un grand soulagement et m’a beaucoup réconfortée. »
Ce soulagement est une émotion que nous retrouvons dans de nombreux témoignages.
Il ne s’agit pas de nier la maladie ou les effets des traitements. Il s’agit de préserver un repère dans une période où beaucoup de choses échappent au contrôle.
Savoir que ses cheveux ne disparaîtront pas complètement, qu’ils seront toujours présents et qu’ils pourront continuer à accompagner le quotidien peut rendre la coupe plus douce à vivre.
Une coupe vécue sans choc ni regret
Nicole explique qu’elle n’a pas été choquée au moment de couper ses cheveux.
Pourquoi ? Parce qu’elle savait qu’elle ne les perdait pas vraiment.
« Je n’ai pas été choquée de les avoir coupés. Ils sont toujours avec moi. »
Cette phrase exprime parfaitement la philosophie des Pas d’Chichi.
Les cheveux ne sont pas simplement coupés puis laissés derrière soi. Ils sont soigneusement préparés afin de devenir une création artisanale que la personne pourra porter avec différents turbans ou couvre-chefs.
La coupe n’est alors plus uniquement associée à une perte. Elle devient une transformation, une façon de préserver ses cheveux autrement.
Porter ses cheveux et son turban avec fierté
Aujourd’hui, Nicole porte fièrement son turban Chéchouette bleu marine accompagné de ses propres cheveux.
« Je suis fière de porter mon turban. Je suis moi comme avant, et ça plaît beaucoup. »
La réaction positive de l’entourage peut également aider à retrouver de la confiance. Lorsque le résultat semble naturel et correspond à l’apparence habituelle de la personne, le regard des autres se porte moins sur la maladie.
Mais le plus important reste le regard que Nicole porte sur elle-même.
Elle se reconnaît.
Elle se sent à l’aise.
Elle reste elle-même.
Et c’est précisément ce que nous souhaitons offrir à chaque femme accompagnée par Les Pas d’Chichi.
Une alternative personnalisée à la perruque pendant le cancer
Certaines femmes choisissent une perruque, d’autres préfèrent les turbans ou les foulards. D’autres encore alternent entre plusieurs solutions selon les journées et leurs envies.
Il n’existe pas une seule bonne manière de vivre la perte de cheveux pendant une chimiothérapie.
Le Pas d’Chichi constitue une solution particulière : une prothèse capillaire partielle autologue, réalisée avec les propres cheveux de la patiente lorsque leur longueur et leur état le permettent.
Elle peut être portée sous différents modèles de turbans, offrant ainsi la possibilité de varier les couleurs et les styles tout en retrouvant ses cheveux autour du visage.
Cette solution répond notamment aux femmes qui souhaitent :
- continuer à porter leurs propres cheveux ;
- conserver une apparence familière ;
- éviter une couverture complète du cuir chevelu ;
- changer facilement de turban ;
- préserver un lien affectif avec leurs cheveux pendant les traitements.
Le témoignage de Nicole
Voici les mots que Nicole a souhaité nous adresser :
« Bonjour Les Pas d’Chichi,
J’ai 66 ans et j’ai un cancer du sein. Mon oncologue m’a avertie que je perdrais mes cheveux.
Sur les conseils de ma coiffeuse, je suis allée tout à fait par hasard, par curiosité et suffisamment tôt avant le commencement de mon traitement aux Pas d’Chichi.
Stéphanie m’a bien accueillie. Je me suis sentie tout à fait à l’aise. Elle m’a montré et expliqué ce qu’elle fabriquait.
J’ai tout de suite été très emballée de pouvoir récupérer mes beaux cheveux que j’allais perdre, sans savoir comment ils allaient repousser.
Cela a été un grand soulagement. Cela m’a beaucoup réconfortée.
Je n’ai pas été choquée de les avoir coupés : ils sont toujours avec moi.
Je suis fière de porter mon turban. Je suis moi comme avant, et ça plaît beaucoup.
Merci Stéphanie et Alice. »
« Merci pour votre accompagnement bienveillant. »
À la fin de son témoignage, Isabelle nous adresse ces quelques mots qui résument parfaitement l'esprit des Pas d'Chichi :
« Merci aux Pas d'Chichi pour l'accompagnement bienveillant à chaque étape. »
Ce mot est important.
Parce que derrière chaque création, il y a bien sûr des heures de travail artisanal. Mais il y a surtout des échanges, des conseils, des appels, des messages… et beaucoup d'écoute.
Notre mission ne s'arrête pas à la confection d'un Pas d'Chichi, nous accompagnons des femmes dans une période où chaque geste compte.
Merci Nicole pour votre confiance
Merci, Nicole, d’avoir accepté de partager votre expérience.
Votre témoignage rappelle qu’il n’y a pas d’âge pour vouloir préserver son image, sa féminité et les repères qui nous aident à rester nous-mêmes pendant la maladie.
Merci également à votre coiffeuse de vous avoir parlé des Pas d’Chichi. Les coiffeurs et coiffeuses jouent un rôle essentiel : leur connaissance de leurs clientes et leur capacité à transmettre l’information peuvent permettre à une femme d’anticiper la chute des cheveux avant le début de la chimiothérapie.
Chez Les Pas d’Chichi, chaque création raconte une histoire.
Celle de Nicole parle de soulagement, de réconfort et de fierté.
Elle nous rappelle surtout qu’au milieu du cancer et des traitements, il est parfois possible de préserver quelque chose d’essentiel :
le sentiment d’être toujours soi.
Avec toute notre affection,
Alice et Stéphanie des Pas d’Chichi
Questions fréquentes sur la perte de cheveux pendant la chimiothérapie
Quand préparer ses cheveux avant une chimiothérapie ?
Lorsque l’équipe médicale a confirmé que le traitement risque de provoquer une chute des cheveux, il est conseillé de se renseigner le plus tôt possible. Cela permet d’organiser la coupe avant le début de la perte et de préparer correctement les mèches.
Peut-on utiliser ses propres cheveux pendant la chimiothérapie ?
Lorsque les cheveux sont suffisamment longs et adaptés à la confection, ils peuvent être utilisés pour réaliser un Pas d’Chichi, une prothèse capillaire partielle autologue portée avec un turban.
Le Pas d’Chichi remplace-t-il une perruque ?
Il s’agit d’une solution différente. Certaines femmes choisissent uniquement leur Pas d’Chichi, tandis que d’autres alternent avec une perruque, des turbans ou des foulards. Le choix dépend du confort et des préférences de chacune.
Attention néanmoins, la CPAM ne prend en charge d'un seul dispositif médical par an !
Pourquoi anticiper la chute des cheveux ?
Anticiper permet de prendre sa décision plus sereinement, de suivre les conseils de préparation et de couper ses cheveux avant qu’ils ne commencent à tomber sous l’effet du traitement.