« Je ne voulais pas qu’ils aient cette image de maman malade » : le témoignage d’Hélène face à la perte de ses cheveux

Face à la perte de ses cheveux pendant la chimiothérapie, Hélène redoutait le regard de ses enfants. Elle raconte comment son Pas d’Chichi l’aide à rester elle-même.

« Je ne voulais pas qu’ils aient cette image de maman malade » : le témoignage d’Hélène

 

À l’annonce d’un cancer, les questions sont nombreuses.

Les traitements. Les rendez-vous. L’avenir. La famille.

Et parfois, avant même toutes les autres, une question surgit :

« Est-ce que je vais perdre mes cheveux ? »

C’est celle qu’Hélène a immédiatement posée à son médecin lorsqu’elle a appris qu’elle allait devoir affronter ce qu’elle appelle, avec une pointe d’humour, « le crabe ». 🦀

La réponse est oui : la chimiothérapie prévue entraînera une perte de ses cheveux.

Mais derrière la peur de changer physiquement se cache une autre inquiétude, encore plus profonde.

Comment ses enfants vont-ils la regarder ?

Hélène ne voulait pas que la maladie prenne toute la place. Elle voulait continuer à être leur maman.

Tout simplement.

Voici son histoire.

 

« La première chose que j’ai demandée, c’est si j’allais perdre mes cheveux »

Lorsqu’on lui annonce son cancer, Hélène pense immédiatement à ses cheveux.

« À l’annonce de ce crabe, la première chose que j’ai demandée au médecin, c’est si, avec la chimiothérapie, j’allais perdre mes cheveux… »

Une question qui pourrait sembler secondaire face à l’annonce d’une maladie. Elle ne l’est pas.

La perte des cheveux est l’un des effets secondaires les plus visibles de certaines chimiothérapies. Elle peut modifier brutalement l’image que l’on voit dans le miroir, mais également celle que l’on renvoie à son entourage.

Pour certaines femmes, c’est aussi à cet instant que la maladie devient visible aux yeux des autres.

Et c’est précisément ce qu’Hélène redoutait.

Le miroir… mais surtout le regard de ses enfants

Lorsque son médecin lui confirme que ses cheveux vont tomber, Hélène pense évidemment à son propre reflet.

Comment va-t-elle réagir ?

Va-t-elle se reconnaître ?

Mais très vite, une autre pensée prend le dessus : ses enfants.

« Je me suis demandé comment j’allais supporter de voir mon reflet dans le miroir, mais surtout comment j’allais affronter le regard de mes proches, et particulièrement celui de mes enfants. »

Lorsqu’on est maman et que l’on traverse un cancer, il faut parfois composer avec deux réalités : vivre soi-même la maladie et essayer, en parallèle, de protéger ses enfants autant que possible.

Pour Hélène, la perte de ses cheveux représentait une frontière supplémentaire.

Elle avait peur que son apparence leur renvoie constamment l’image de la maladie.

 

« Je voulais continuer à être simplement leur maman »

Cette phrase est probablement la plus forte de son témoignage :

« Je ne voulais pas qu’ils aient cette image de maman malade. Je voulais continuer à être simplement leur maman, sans que mon apparence change tout à leurs yeux. »

Bien sûr, préserver son apparence ne fait pas disparaître le cancer.

Et chaque famille choisit la manière dont elle souhaite parler de la maladie aux enfants.

Mais conserver certains repères peut aider.

Une voix.

Une odeur.

Une façon de s’habiller.

Un sourire.

Et parfois… les cheveux de maman.

Ce sont de petites choses en apparence. Pourtant, dans une période où le quotidien est bouleversé, elles peuvent avoir une importance considérable.

 

Puis Hélène découvre Les Pas d’Chichi

C’est grâce à plusieurs personnes qu’Hélène entend parler des Pas d’Chichi.

Elle découvre alors qu’une autre possibilité existe.

Plutôt que de voir ses cheveux disparaître avec la chimiothérapie, elle peut les couper en amont et, lorsque leur longueur le permet, les utiliser pour confectionner une prothèse capillaire partielle autologue.

Autrement dit : continuer à porter ses propres cheveux, associés à un turban.

Une solution qui lui permet de préserver quelque chose de familier au milieu de tous les changements imposés par les traitements.

 

Retrouver ses cheveux… mais aussi leur odeur

Lorsque Hélène retrouve son Pas d’Chichi, ce ne sont pas seulement ses cheveux qu’elle retrouve.

Ce sont aussi des sensations.

Des souvenirs.

Des habitudes qui appartiennent à sa vie d’avant le cancer.

« C’est un petit bout d’avant que je retrouve : mes cheveux, l’odeur de mon shampooing, le plaisir de prendre soin de moi… »

Cette notion revient souvent dans les témoignages des femmes que nous accompagnons.

Les cheveux ne sont pas qu’une couleur ou une longueur.

Il y a leur texture lorsque l’on passe la main dedans.

Leur mouvement.

Leur odeur après le shampooing.

La façon dont ils encadrent le visage.

Tous ces petits détails que l’on remarque à peine au quotidien prennent soudain une valeur particulière lorsque l’on risque de les perdre.

 

Et si un cheveu finit dans la bouche…

Hélène ajoute une remarque qui nous a évidemment beaucoup fait rire :

« Et si un cheveu vient dans ma bouche, au moins c’est le mien ! » 🤣

Voilà aussi ce que nous aimons dans ces témoignages.

Parce que le cancer n’interdit ni de rire, ni de plaisanter, ni de continuer à être soi-même.

Et chez Les Pas d’Chichi, vous vous en doutez… un peu d’humour ne nous fait jamais de mal.

 

Prendre soin de soi pendant un cancer n’est pas un détail

Hélène le dit elle-même :

« Cela peut paraître être un détail pour certains, mais pour nous, c’est tellement plus que ça… »

Prendre soin de son image pendant un cancer est parfois considéré comme secondaire.

Après tout, « ce ne sont que des cheveux ».

Mais lorsqu’on traverse une maladie qui transforme le corps et bouleverse le quotidien, retrouver une image familière peut apporter beaucoup.

Il ne s’agit pas de nier la maladie.

Il s’agit de ne pas lui abandonner toute la place.

Continuer à choisir un joli turban.

Retrouver ses cheveux.

Se maquiller si on en a envie.

Ou ne rien faire du tout certains jours.

L’important est de pouvoir décider pour soi.

 

Une petite parenthèse au milieu des traitements

Hélène évoque également l’accompagnement reçu lors de la confection de son Pas d’Chichi.

« Quelle belle trouvaille, entre cette jolie idée et la bienveillance de Stéphanie, avec son petit mot personnalisé glissé dans le colis. »

Ce petit mot peut sembler anodin.

Pour nous, il ne l’est pas.

Derrière chaque colis préparé dans notre atelier, nous savons qu’il y a une femme qui traverse une période particulière de sa vie.

Nous connaissons souvent un petit bout de son histoire.

Nous avons échangé avec elle.

Conseillé une couleur, vérifié une mesure, répondu à une inquiétude.

Nous ne souhaitons donc jamais qu’un Pas d’Chichi arrive comme un simple produit commandé sur Internet.

Il doit arriver avec toute l’attention qu’une telle étape mérite.

 

« On retrouve nos cheveux et, avec eux, un petit bout de nous-mêmes »

C’est probablement la phrase qui résume le mieux toute l’expérience d’Hélène :

« On retrouve nos cheveux, et avec eux, un petit bout de nous-mêmes. »

La maladie est toujours là.

Les traitements aussi.

Mais pendant quelques instants, quelque chose change.

« Le crabe paraît alors un peu moins présent. » 🦀

Et parfois, c’est déjà beaucoup.

 

Être soi-même malgré la perte des cheveux

Il n’existe évidemment pas une seule façon de vivre la perte de cheveux pendant une chimiothérapie.

Certaines femmes choisissent une perruque.

D’autres préfèrent un turban ou un foulard.

Certaines aiment sortir tête nue.

D’autres alternent selon leurs envies.

Et certaines choisissent leur Pas d’Chichi pour continuer à retrouver leurs propres cheveux autour du visage.

Aucune solution n’est meilleure qu’une autre.

La bonne solution est celle dans laquelle vous vous sentez vous-même.

Pour Hélène, conserver ses cheveux lui a permis de retrouver un peu de normalité, de préserver son image et surtout de continuer à se sentir elle-même face à ses enfants.

Et c’est tout ce qui compte.

hélène avec son pas d'chichi

Le témoignage d’Hélène

Nous souhaitions également vous laisser découvrir ses mots :

« À l’annonce de ce crabe 🦀, la première chose que j’ai demandée au médecin, c’est si, avec la chimiothérapie, j’allais perdre mes cheveux…

Quand il m’a répondu que oui, je me suis demandé comment j’allais supporter de voir mon reflet dans le miroir, mais surtout comment j’allais affronter le regard de mes proches, et particulièrement celui de mes enfants.

Je ne voulais pas qu’ils aient cette image de maman malade. Je voulais continuer à être simplement leur maman, sans que mon apparence change tout à leurs yeux.

Puis, grâce à plusieurs personnes, j’ai découvert Les Pas d’Chichi. ❤️

Et là, c’est un petit bout d’avant que je retrouve : mes cheveux, l’odeur de mon shampooing, le plaisir de prendre soin de moi…

Et si un cheveu vient dans ma bouche, au moins c’est le mien ! 🤣

Quelle belle trouvaille, entre cette jolie idée et la bienveillance de Stéphanie, avec son petit mot personnalisé glissé dans le colis. 🥰

On retrouve nos cheveux, et avec eux, un petit bout de nous-mêmes.

Le crabe paraît alors un peu moins présent. 🦀

Cela peut paraître être un détail pour certains, mais pour nous, c’est tellement plus que ça… C’est retrouver un peu de normalité, se sentir à nouveau soi-même et, l’espace d’un instant, laisser le crabe prendre un peu moins de place.

Merci Stéphanie pour cette jolie parenthèse pleine de douceur et de bienveillance. ✨ »

Merci Hélène 💛

Merci Hélène d’avoir accepté de mettre des mots sur quelque chose que beaucoup de mamans vivent probablement en silence.

La peur de perdre ses cheveux.

La peur de ne plus se reconnaître.

Mais surtout cette envie viscérale de protéger ses enfants et de rester, à leurs yeux, leur maman avant d’être une maman malade.

Merci aussi pour ton humour, parce que oui : si un cheveu doit finir dans la bouche, autant que ce soit le sien. 😉

Et merci de nous rappeler pourquoi nous avons créé Les Pas d’Chichi.

Pas pour faire disparaître le cancer.

Mais pour essayer, à notre toute petite échelle, de lui faire prendre un peu moins de place.

Avec toute notre affection,

Alice, Stéphanie et toute l’équipe des Pas d’Chichi.

Questions fréquentes sur la perte des cheveux pendant une chimiothérapie

 

Est-ce que toutes les chimiothérapies font perdre les cheveux ?

Non. La chute des cheveux dépend notamment des médicaments utilisés et du protocole de traitement. Votre oncologue ou votre équipe soignante pourra vous indiquer si une alopécie est attendue dans votre situation.

 

Quand faut-il couper ses cheveux si l’on souhaite les conserver ?

Si vous souhaitez utiliser vos propres cheveux pour réaliser un Pas d’Chichi, il est important de nous contacter suffisamment tôt, idéalement avant le début de leur chute. Nous pouvons alors vous expliquer comment les préparer et les couper(opens in new tab).

 

Pourquoi la perte des cheveux peut-elle être difficile à vivre devant ses enfants ?

La chute des cheveux rend parfois la maladie beaucoup plus visible. Certaines mamans craignent que ce changement physique inquiète leurs enfants ou modifie leur regard. Chaque famille vit cependant cette étape différemment et il n’existe pas une seule bonne manière de l’aborder(opens in new tab).

 

Quelles solutions existent pour couvrir sa tête pendant une chimiothérapie ?

Selon vos envies, vous pouvez notamment choisir une perruque, des turbans, des foulards, une prothèse capillaire partielle comme le Pas d’Chichi, ou décider de ne rien porter. Il est également possible d’alterner plusieurs solutions.

 

Qu’est-ce qu’un Pas d’Chichi ?

Le Pas d’Chichi est une prothèse capillaire partielle autologue(opens in new tab) pouvant être réalisée avec les propres cheveux de la patiente lorsque cela est possible. Elle se porte avec un turban amovible et permet de retrouver ses cheveux autour du visage.

Vous souhaitez plus d'informations sur notre solution des Pas d'Chichi ?

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